PAST_FUTURE

Investir dans les connaissances existantes ou nouvelles ?

KSC workshop

par Raphaël Briner, Co-fondateur & CMO

Smile london ouvrait un nouveau format de conférence. Trois salles en parallèle pour permettre à chacun de mieux choisir le thème qui l’intéressait. Le format s’appelait Smile workshops mettant l’accent sur l’interaction avec les participants. Pour faire participer la moyenne de 35 personnes par salle, Marc Wright, organisateur de l’événement, avait suggéré d’utiliser l’application Meetoo qui effectue des sondages en temps-réel. L’application a bien fonctionné permettant aux intervenants de tirer des conclusions. J’étais moi-même intervenant et j’ai préféré une approche classique type “on se lève et on accole son post-it sur un tableau” permettant d’avoir des données plus précises quitte à devoir en très peu de temps esquisser une conclusion hâtive. Pour la première fois en mode workshop en introduction du Knowledge Sharing Canvas, j’ai invité les participants à se pencher sur les facteurs externes pouvant le plus impacter leur entreprise dans les années à venir, et où les besoins en connaissance vont s’accroître.

 

J’ai d’abord listé 5 grands facteurs que j’estime critiques:

  • La transformation (digital, Iot, tech, intelligence artificielle, business model en réseau)
  • La transition (énergétique, environnementale)
  • La propriété intellectuelle (connaissance ouverte)
  • L’innovation ouverte (le couplage/cumul de disruptions avec d’autres systèmes radicalement innovant)
  • L’accélération business (et plus fondamentalement l’accélération de nos vies )

Une première conséquence logique issue de ces impacts est le besoin croissant en profils multi-disciplinaires pour comprendre et gérer les virages de notre société.

Résultats de l’atelier

Sans surprise, la grande majorité des réponses s’articulaient soit du côté technologique, soit du côté environnemental et gouvernance mondiale.

  • Le Big Data et les analyses liées
  • Une maturité digitale
  • Une compréhension de la métamorphose constante des réseaux sociaux
  • Une augmentation de l’achat en ligne et personnalisé
  • Les supports connectés comme le téléphone portable, la voiture électrique
  • La décarbonisation et sa future réglementation drastique, le rendement enfin efficient des nouvelles énergies renouvelables
  • Des changements au niveau gouvernemental (transparence de taxation, changement de régulation financière et santé)
  • Une plus grande équité sociale (social empowerment)
  • Une réduction des cycles de test (santé) et un meilleur soin des citoyens
  • Un marché global et une réduction des coûts
Parmi les facteurs internes intéressants:
  • L’énorme enjeu de transfert de connaissances liés à des cadres partant à la retraite
  • L’envie d’une plus grande mobilité et flexibilité au travail
  • La demande d’une plus grande liberté informatique (sous menace de shadow IT)
  • La validation d’un besoin croissant de multi-disciplinarité
  • La nécessité d’une “mémoire corporate

Investir dans l’existant, c’est aussi se préparer au futur

PAST_FUTUREMalgré toutes ces pistes prospectives, il est devenu très complexe de se projeter, ce qui n’est pas une excuse pour ne pas le faire (“Embracing uncertainty“, HBR, 2016) et c’est d’ailleurs la plus grande certitude selon Robert Colville ( “The Great Acceleration”, 2016). Donc des enjeux émergeants très rapidement auxquels chaque entreprise va devoir s’adapter pour au minimum garder sa performance actuelle. Nous avions déjà parlé de l’importance d’une transformation progressive et douce et d’attendre le moins possible pour s’y lancer. Il me semble désormais évident de parler de Knowledge Development (Victor Newman, 2002) et de se préparer à accueillir des nouvelles connaissances et expertises, en l’état inexistantes à l’intérieur de l’entreprise, afin de mieux s’adapter.
Et une des meilleurs manières d’y parvenir, c’est de mobiliser vos employés existants à s’adapter eux-mêmes: “Engager vos employés, mais comment?”, Comprendre comment la connaissance existante est collective au sein de votre propre entreprise, comprendre quelles sont les réelles capacités de vos équipes, et évidemment, vous outiller avec une vraie plate-forme de social knowledge, pour trouver le juste équilibre.
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