Natacha Heurtault

Lancement réussi pour KP3 !

par Natacha Heurtault

Ca y est c’est officiel, la nouvelle version de Knowledge Plaza, KP3, est arrivée. Antoine Perdaens, CEO et co-fondateur de Knowledge Plaza, l’a présentée à un public nombreux et curieux d’en découvrir les nouveautés. La présentation a eu lieu à Paris le 10 octobre dernier puis à Bruxelles le 25 octobre, date du lancement officiel.

Parmi les nouveautés majeures citons :

  • une ergonomie simplifiée
  • une navigation plus intuitive
  • un moteur de recherche encore plus pertinent
  • la visualisation du contenu directement en ligne, sans avoir à télécharger les fichiers au préalable.
  • l’accentuation des fonctionnalités de curation avec les Collections qui permettent de rassembler des contributions émanant de différentes sources et de formats différents (images, vidéos, textes, fichiers Excel..). Les collections permettent de créer très rapidement des fiches produits, des fiches marchés, des packs d’apprentissage, des packs d’offres commerciales, un benchmark de la concurrence ou tout autre bloc de connaissance sur un thème précis.

KP3 facilite encore plus le partage, l’enrichissement et l’accès à la connaissance.

D’autres nouveautés sont à noter telles que :

  • la possibilité d’insérer des vidéos internes directement dans la plateforme (tel un Youtube pour l’entreprise),
  • un design responsif qui s’adapte au format de lecture utilisé (ordinateur, smartphone, tablette…),
  • de nombreuses possibilités de personnalisation des espaces (thème, éditorialisation des contenus, onglets intelligents…)

Toutes ces fonctionnalités réunies concourent à faire de Knowledge Plaza le meilleur endroit pour partager et stocker l’information. Une situation qu’Antoine Perdaens a résumé en précisant: “KP3 c’est le Knowledge Plaza que l’on a toujours rêvé d’avoir.

La présentation d’Antoine Perdaens est disponible ici

Pourquoi les solutions des années 90 ont échoué

La présentation a été précédée à Paris de l’intervention de Christophe Deschamps, consultant et formateur en veille, gestion des connaissances et intelligence économique. Christophe Deschamps a dressé un historique des solutions de Knowledge Management et de leurs évolutions.

Il a expliqué pourquoi les logiciels de collaboration et de groupware des années 90 ont échoué. “Ces solutions, a-t-il rappelé, étaient avant tout pensées pour servir un groupe de travail mais pas l’employé dans un objectif de productivité personnelle. Or classer des documents dans une base de données et trouver la bonne catégorie ça n’amuse que les professionnels de l’information. Les autres n’en ont rien à faire et c’est normal.

Il a montré que c’est exactement le contraire des solutions de deuxième génération telles que Knowledge Plaza qui placent l’individu au centre de la connaissance.

Avec les RSE on ne gère plus la connaissance mais les porteurs de connaissance

Ainsi, le réseau social d’entreprise permet de servir les personnes dans leurs besoins personnels tels que repérer un document utile, trouver une information, trouver un expert interne grâce aux profils enrichis, obtenir la reconnaissance de ses pairs ou encore utiliser sa propre terminologie pour classer l’information et la retrouver. C’est ce qui fait la force de ces solutions. Christophe Deschamps a par ailleurs montré qu’avec les RSE les entreprises n’essaient plus de gérer la connaissance, ce qu’elles n’ont jamais vraiment réussi à faire, mais elles se concentrent désormais sur les porteurs de connaissance. En mettant en avant l’individu, en lui permettant de se mettre en avant et de donner à voir qui il est et les sujets sur lesquels il est “sachant”, les RSE contribuent à développer la confiance au sein des organisations. Ce qui est essentiel car, a-t-il conclu, “c’est la confiance qui fait tourner les entreprises.

La confiance dans l’outil et dans les hommes: pilier d’un projet de partage des connaissances

C’est ce qu’a illustré Jean-Luc Abelin lors de la présentation de KP3 à Bruxelles. Knowledge Manager du groupe Lafarge, Jean-Luc Abelin a partagé son expérience de mise en place de Knowledge Plaza chez Lafarge depuis 2011 pour partager les bonnes pratiques au sein du groupe. Il a rappelé la nécessité fondamentale d’avoir un objectif clair quand on met en place ce type d’outils car le partage des connaissances n’est pas une démarche ni une attitude spontanée. Pour Lafarge les objectifs étaient clairs dès le départ et la mise en place de Knowledge Plaza a répondu à la volonté de:

  • Augmenter la performance de l’entreprise
  • Conserver et enrichir le savoir-faire des employés
  • Accélérer le transfert des bonnes pratiques
  • Réduire les délais de mise en œuvre
  • Identifier les bonnes pratiques locales pouvant devenir des standards dans le groupe

Jean-Luc Abelin a ensuite listé les freins possibles à la réussite d’un tel projet et parmi eux le manque de confiance est un risque non négligeable. Pour que les salariés d’une entreprise partagent de l’information, il est fondamental qu’ils aient confiance dans l’outil sur lequel ce partage se fait. Ils doivent d’abord avoir confiance dans ses performances techniques et surtout dans la pertinence du moteur de recherche. Jean-Luc Abelin précise: “Il est fondamental que les utilisateurs fassent confiance à KP autant qu’ils font confiance à Google dans leur vie privée. Avec Google ils tapent une requête et ont la réponse à leurs questions dans les trois premiers liens. Cela doit être la même chose en interne, les résultats doivent être pertinents tout de suite“. Ensuite il est important de former les utilisateurs à la recherche. “Si on peut le faire de manière ludique c’est encore mieux, précise Jean-Luc Abelin. J’ai pour ma part lancé une chasse au trésor qui a permis d’habituer les utilisateurs à l’interface et au moteur de recherche.

Confiance dans les hommes

Il est nécessaire aussi d’avoir confiance dans l’information que l’on diffuse, ne pas se dire que “ce n’est pas la peine de partager cela car tout le monde le sait”. Pour que cette confiance se généralise, l’utilisateur doit pouvoir identifier les personnes à qui il peut poser ses questions et doit savoir qui a posté tel contenu à telle date. C’est pourquoi, sur chaque bonne pratique publiée, apparaissent les photos de l’auteur et de celui qui l’a validée. Cela rassure les utilisateurs et valorise les auteurs. Cela permet in fine de dépasser les freins culturels et de montrer que chaque salarié est un expert dans son domaine. Il n’y a pas de petite bonne pratique. Toutes les bonnes pratiques sont importantes et le partage doit commencer près de chez soi pour se diffuser partout dans le monde et démontrer que “la connaissance n’a pas de frontière”.

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