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Innover vos alliances

kp-modelsDes alliances innovantes demandent une approche systémique (Briner,  2016)

 

Les entreprises et les individus du 21ème siècle sont immergées à la fois dans un bain de défis et d’opportunités.

Performer dans ce siècle a dorénavant une autre signification -que juste performance financière ou scientifique-, tout comme innover. Ce que l’on détecte comme une innovation peut être perçu par un enfant comme une évidence et un acquis. Les valeurs perçues des produits et services changent, les comportements d’achat et d’usage, le rapport client et partenaires… Rien que le concept de freemium (modèle d’affaires basé sur un accès gratuit) mériterait plusieurs livres. Comment y voir plus clair et quels chemins prendre ?
Dans un monde si mouvant, nous avons détecté (et conçu aussi) quelques moyens de repérages pour mieux comprendre le sens d’un changement.

Les leviers de croissance

kpblog-pentaEn ouverture, le Pentagrowth (Creus, 2015), une étude récente qui démontre que les entreprises digitales les plus performantes en terme de croissance (sur cinq années cumulées) ont utilisés cinq leviers essentiels pour accroître leur pouvoir d’attraction et la taille de leurs écosystèmes.

Voici en résumé ces leviers, tous créateurs de nouvelles valeurs:

  • Le partage le plus distribué de connaissances
  • La connectivité la plus importante (gens, situations, objets)
  • L’inventaire obtenu avec le moins d’effort possible
  • L’utilisation des capacités des utilisateurs
  • L’activation de partenariats

Ceci sous-tend des modèles d’affaires et économiques novateurs, certes, mais surtout, cela démontre l’importance d’offrir des produits et services ouverts, orientés place de marché (marketplace) et communautés. Et de se pencher sur les valeurs induites.

Les valeurs

kpblog-valuesNous sommes au quotidien confrontés à prendre des décisions sur nos déplacements, nos achats, nos interactions. Par exemple, nous préférons prendre un jour le taxi, un autre le bus et un autre le train. Ces choix sont motivés par quelques valeurs, certainement conscientes d’autres inconscientes. Une étude de Bain Consulting (Almiquist, Senior, Bloch, 2015) a déterminé 30 valeurs génériques (soit 24 de plus que celles utilisées par les commerciaux qui utilisent l’approche SONCAS) que rencontrent régulièrement les consommateurs. Se pencher sur les valeurs, c’est se pencher sur l’individu et ses motivations multiples. Pour les comprendre, nous avons chacun effectué l’exercice, à savoir quelles sont les valeurs que nous percevons sur nos produits et/ou services. Un exercice qui peut être abordé sous forme d’interviews, de questionnaires en ligne ou encore via des workshops, notamment à l’aide d’outils plus complets tels que le Value Proposition Canvas.
Nous avons collecté 27 réponses avec l’aide de cette feuille (en 5 minutes ). Nous avons ouvert un champ à de valeurs complémentaires.
  • La valeur la plus courante est “Qualité” (18/27), avec en deuxième place “Gagner du temps” (12/27), en troisième place “Bien-être” (11/27)
  • 25% des réponses ont plus de 9 valeurs, avec une moyenne de 7.5
  • 25% des gens ont ajouté une ou plusieurs valeurs complémentaires
  • Ces valeurs complémentaires nous semblent critiques et donc les questionnaires idéalement ouverts
  • Les produits maximisent le plus de valeurs perçues, avec une moyenne de 10.7
  • Les 6 collaborateurs présents au workshop et actifs dans la même société (secteur Ameublement) ont défini 8 valeurs communes (en majorité simple) pour un total de 18 valeurs
  • 3 valeurs (“Récompense, Nostalgie, Valeur thérapeutique”) n’ont obtenu aucun score
Ces résultats sont évidemment complètement contextuels à l’écosystème d’Alter & Sys. Nous déduisons rapidement que les participants du workshop pourraient être plus sensibles à une innovation répondant à ces critères: “de qualité, qui fait gagner du temps et qui procure du bien-être”.

La collaboration

kpblog-collabCombien de projets capotés par mésentente ? Combien d’intrapreneurs contraints de quitter leur employeur pour réellement innover ? Comment réussir tout le processus, à savoir aller jusqu’à la commercialisation d’une innovation ? Une étude de l’Université d’Oxford (Lakemond, Bengtsson, Laursen, Tell, 2016) a démontré l’importance d’avoir accès aux bonnes connaissances et expertises tout au long d’un processus d’innovation entrant (inbound). Il résulte de l’étude que la complémentarité et la synergie entre partenaires est plus critique que la planification, qui demeure essentielle tout en amont. Lors de workshops à nos clubs utilisateurs, nous avons également détecté l’importance d’une bonne collaboration. Mais que signifie une bonne collaboration ? Pour le savoir, une étape simple consiste à se poser la question ainsi qu’à ses partenaires: Quels sont mes besoins clés pour maîtriser la collaboration ? Voici les résultats de l’exercice, appelé Double X, que nous vous recommandons de télécharger avant lecture des conclusions.
Il ressort des 27 réponses (obtenues en 3 minutes) une centaine de besoins détectés que nous réunissons ici rapidement en 8 familles (trié par récurrence d’un thème et dans l’ordre décroissant)
  • Echanges et apprentissages
  • Sens et temps
  • Energie et créativité
  • Confiance, autonomie et respect
  • Cadrage (directives, feuille de route, timing, objectifs)
  • Rencontres physiques
  • Plaisir
  • Outils et supports

 

A la question de ce qui émerge une fois les besoins satisfaits, 25% des participants ont réussi à répondre également dans le temps imparti très restreint, avec les réponses suivantes :
  • Energie, meilleure inspiration
  • Volonté partagée
  • Sérénité, compréhension, synergie
  • Croissance
  • Prise de décision, angle de traitement
  • Qualité de la prestation dans les livrables
  • Performance

 

Cet exercice permet d’obtenir de manière indirecte des expressions de valeurs, laissant à la personne le soin de devenir consciente de ses souhaits. Comprendre que le succès d’une collaboration -gérer et créer ensemble, etc-, c’est une diversité de besoins complémentaires dont la priorité peut changer à tout instant selon les contextes situationnels.

Cet éclairage sur les besoins des équipes permet ensuite de mieux aborder les enjeux organisationnels du partage de connaissances face à un monde en transition (Carayannis, 2016). Le Knowledge Sharing Canvas, outil que nous avons conçu au sein de Knowledge Plaza, vient ensuite aider à comprendre quels sont les investissements nécessaires pour développer un flux sain, ouvert et transformateur de partage de connaissances, nécessaire pour répondre -à notre échelle du possible- aux défis et opportunités futures qui nous attendent. Nous vous souhaitons plein d’alliances réussies, à la fois internes et externes.

Raphaël Briner


Cet article fait suite à un workshop d’Alter&Sys le 20 septembre. Raphaël Briner, CMO & Co-fondateur de Knowledge Plaza, était reçu chez Steelcase pour animer une conférence interactive sur le thème « Est-il toujours efficace d’innover ? » (réinventer collectivement les organisations, développer les innovations managériales, promouvoir l’efficacité collective…)

Alter&Sys a eu le plaisir d’accueillir près de 30 participants avec 20 entreprises ou associations représentées de secteurs très variés (Assurance, transport, technologie et services, aménagement d’espace, associations professionnelles..)

Des points de vue différents et complémentaires ont motivé les membres d’Alter&Sys à proposer le thème de sa nouvelle conférence interactive :

  • L’innovation c’est un changement et le changement est le cœur de métier d’Alter&Sys,
  • Une occasion de s’interroger sur l’efficacité ou l’inefficacité de l’injonction à l’innovation,
  • L’innovation on en fait tous un peu tous les jours, nous sommes amenés à faire les choses un peu différemment,
  • Initier une réflexion sur les conditions favorables à l’innovation…

Etymologiquement, innover c’est « introduire quelque chose de nouveau dans une chose établie », c’est dire si, derrière ce terme, un grand nombre d’interprétations sont possibles.

Pour illustrer ces différences de point de vue, Alter&Sys a invité également un autre témoin à partager son expérience : Bruno de Fromont , Steelcase Directeur Workplace Inspiration est intervenu pour partager le point de vue de son entreprise sur le thème de l’innovation

Alter&Sys a proposé aux participants, au cours de cette conférence interactive, d’échanger au sein de petits groupes : à partir d’une expérience vécue d’innovation réussie ou pas, il s’agissait pour les participants d’identifier les conditions ayant contribué à ce succès ou à cet échec. Un temps d’échange a permis par la suite de nommer quelques -unes des « best » et « worst practices» pour innover.

D’une certaine façon Alter&Sys « innove » puisque chacune de ses interventions est spécifique et adaptée au contexte du client. Quel que soit le type de demande, une première étape de cadrage et de co-construction avec le client permet d’aboutir à une intervention particulière, singulière et donc porteuse, selon nous, d’innovation dans nos propres comportements et ceux de nos clients. Quant à l’injonction à l’innovation selon laquelle « il faut innover ! », selon le contexte, elle peut être source de succès, d’échec ou encore ne rien produire du tout…

Compte-rendu de Bruno De Fromont Steelcase Directeur Workplace Inspiration

Au printemps 2016, Steelcase a publié une étude sur l’engagement dans le monde. Cette étude nous indique qu’en moyenne, 90% des personnes qui travaillent sont peu ou pas engagées. Seul 10% des employés sont fortement engagés. Donc, ce que nous indique cette étude, c’est que si par l’espace, nous arrivons à augmenter le taux d’engagement des collaborateurs, l’effet pour l’entreprise sera très important en terme de collaboration , de performance ou d’innovation par exemple.

Parce que le métier de Steelcase consiste à faire vivre des expériences de travail mémorables , partout où le travail s’opère ;l’augmentation de l’engagement par l’expérience créée est donc l’objectif que Steelcase veut aider ses clients à atteindre .

Nous pensons que l’espace peut y contribuer. En collaborant avec les plus grandes entreprises du monde, nous en sommes venus à la conclusion qu’une véritable renaissance du bureau doit s’imposer. Les entreprises savent qu’elles doivent rassembler les individus dans des espaces qui offrent « un plus » par rapport à leurs équivalents du passé.
Chez Steelcase, nous savons que le fait de rassembler les individus, avec un objectif commun, dans un espace capable de satisfaire leurs souhaits et leurs besoins, peut favoriser leur engagement. Et cela, en optimisant leur bien-être physique, cognitif et émotionnel.

Ces lieux doivent être conçus comme des destinations qui offrent aux utilisateurs la possibilité de choisir et de maîtriser leur mode et leur lieu de travail. Ils doivent pouvoir choisir un espace parmi une diversité d’espaces, capable de prendre en charge tout un éventail de postures et de présences, et de leur offrir diverses formes d’intimité. Il faut parvenir à un équilibre entre les espaces axés sur les tâches individuelles et ceux conçus pour le travail en groupe. Certains doivent être attribués, tandis que d’autres seront partagés.

En résumé, l’espace de travail doit devenir un écosystème d’espaces interconnectés et interdépendants, capable de favoriser le bien-être physique, cognitif et émotionnel des individus. Et c’est à ce prix que l’espace peut contribuer à optimiser l’engagement des individus et les performances de l’entreprise.
C’est ce que l’on nomme le pouvoir de l’espace.

C’est ce que nous démontrons dans notre Worklife parisien que nous invitons chacun à visiter.


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